Mardi, 23 mai 2017 : Ça brasse et rit chez la Famille Yuengling de Pottsville!





Je me suis réveillé aux cris d’un petit oiseau assez tenaces côté courtisage jusqu’à ce que Sylvie m’explique que c’est le chien du voisin qui se lamente ainsi depuis 5 heures du matin.

À part cela, une nuit des plus tranquilles du voyage. Même les cigales du Lac Locust se sont tenues coites ! Pas de train, pas d’avion, pas d’autoroute, rien que du silence.



Aujourd’hui, nous effectuons la dernière visite planifiée de notre itinéraire pour ce printemps et j’ai nommé, Yuengling Brewery à Pottsville.  Notre première rencontre avec la bière Yuengling remonte à un bon lunch sur une terrasse de St. Augustine FL,  en compagnie de ma soeurette et mon vrai beau-frère.  C’était la bière en spécial et nous avions bien aimé. Notre seul problème, par la suite, était d’en prononcer le nom et nous avions plutôt opté pour : You know, the ding-a-ling beer ?

Nous étions loin de nous douter que cela nous amènerait un jour à visiter la Pennsylvanie profonde et charbonneuse en quête de la plus vieille brasserie des États-Unis toujours en activité. 






Les lieux sont faciles à trouver. À défaut de GPS, demandez à n’importe lequel piéton de vous indiquer la route à suivre. Deux grosses bâtisses de brique rouge dans le flanc de la colline, ça ne se manque pas. Le seul petit hic fut de stationner Forest, ils ne fournissent pas le stationnement avec la visite gratuite. Finalement, continuez juste un peu plus haut sur la même rue jusqu'à ce que les parcomètres disparaissent.

Une Belle d'Autrefois bien cachée !


Les visites se déroulent à 10h00, 11h00, midi, 13h00 et la dernière à 13h30. Possiblement pour éviter que la fin de la visite se transforme en 5 à 7 prolongé !



D’un côté de la rue, la boutique souvenirs avec une partie musée saura vous faire patienter jusqu’à l’appel de la guide qui vous fera traverser la rue et vous introduira dans le merveilleux monde de la transformation des céréales en liquide sublime !

Vente du produit local ! Et pas cher !!!


On ne vous cache rien ! Des photos ? Certainement, autant que vous voudrez en prendre ! Et de vous raconter l’histoire de la Famille Yuengling en long et en large.

Le tout débute avec David Goetlieb Yuengling qui quitte son Allemagne natale pour aller brasser des affaires en Amérique. Il est rusé le Goetlieb et il sait pertinemment bien que pour écouler un produit, il faut des acheteurs ! Des acheteurs assoiffés ! C’est ce qu’il a trouvé au Pays du Charbon, des mineurs anglais, irlandais et écossais!

Version anglaise !


La population actuelle de Pottsville est de 13,000 habitants soit juste un peu plus que la moitié de 24,500 atteint en 1940. Depuis cette année de guerre, elle décroit inexorablement, victime de la mécanisation des mines et une moins forte demande en charbon.

La famille Yuengling a donc élargi son marché et compte maintenant trois brasseries. Toutefois, leur marché se situe uniquement sur la Côte Est des States mais avec des percées en Louisiane et en Indiana. Go West Young Man, Go West !

En Stainless maintenant au lieu du cuivre.


Par endroits, la brasserie prend des allures d’un autre temps qui aurait ignoré de se moderniser. Il y a toutefois une très bonne raison pour cela. L’endroit est enregistré aux Registre National des Vieilles Affaires Américaines (traduction très libre) comme étant ce qu’elle est (voir 6 paragraphes plus haut). Tout changement à la structure du bâtiment pourrait leur faire perdre ce titre, alors, pas touche !

Pour les bars, brasseries, terrasses, allouette !

Cavernes creusées à la main pour entreposer la bière il y a un jadis lointain !

Euh, la Ligne Verte ????

On répare n'importe quoi ici ! Mais pas les photos floues !


Assez impressionnante la chaîne de production pour quiconque n’en a jamais vue. Ici, c’est 85% canettes et 15% bouteilles mais jamais en même temps ! Les cacannes défilent au rythme de 641 à la minute, ça fait un assez joli bruit ! C’est probablement de là que notre guinness, pardon, guidesse, tient sa voix si forte !




C’est la cinquième génération des Yuengling qui tient les rênes et que la sixième se prépare à prendre la relève. Un point intéressant est que les enfants n’héritent pas de la business, ils doivent l’acheter ! Le fondateur ayant bien compris qu’une personne prend habituellement beaucoup plus soin de quelque chose qu’elle a acquise qu’une chose qui lui fut donnée.

La visite se termine en retraversant la rue jusqu’au salon de dégustation où l’on vous servira à deux reprises, sans frais, un verre de 4 onces de la Yuengling de votre choix; il y en a facilement 8 ou 9 sortes. Il faut montrer une pièce d’identité et le Pierrôt ne trouvait pas la sienne ! La serveuse a eu pitié !

Vous pouvez poursuivre votre dégustation jusqu’à plus soif mais vous devrez sortir vos $$$, pas cher toutefois car, pensez-y, vous économisez sur le transport !

Je pensais avoir reconnu un ami !!


Bien sûr, on s’est laissé prendre au jeu et en sommes repartis avec chacun notre caisse de 24 sous le bras. Nous sommes toutefois demeurés très classique avec la Lager et la Lager light, faible en carbs et en calories !

Rachelle et Tom, on vous attend !!!


Avant de quitter Pottsville, nous nous rendons visionner deux bâtiments qui ont attirés notre attention. Assez facilement vous aurez deviné que l’un d’eux est la CourtHouse qui prend ici, des allures de véritable château dominant la ville. L’autre bâtisse, située juste derrière la première est la prison du Comté de Schuylkill (décidément, on l’aura pas facile avec ces noms). 






La prison est toujours en activité (277 lits) malgré ses airs de château médiéval. J’ai passé en vain 15 minutes à en rechercher la date de construction sur internet! Pas moyen de trouver aucune information sur ce sujet. Bon, on peu en déduire qu’elle était probablement là avant 1877 et que son allure invite fortement à demeurer dans le droit chemin. Le plus drôle est qu’elle  a sa propre page Facebook www.facebook.com/pages/Schuylkill-County-Prison, assez édifiant comme commentaires !





Hommage au Héros Guerrier, typiquement américain !


Comme c’était notre dernière visite, il est maintenant temps de rentrer à la maison par les chemins, plus connus qu’inconnus. Direction la I-81 et ses éternels travaux routiers, ses semi-remorques et ses double-fine in working zone.

Le seul point très positif est que Tim Horton tente maintenant une percée en Pennsylvanie après avoir mis les pieds (et la tasse) dans l’État de New-York. Un arrêt bienvenu et, OUI, la café goûte la même chose.

 
Sur mon chemin rencontre; un West roulant 75 MPH !

On enfile ensuite sur la I-88 et son autoroute de keklong-keklong ! C’est malheureusement le lot de toute autoroute en béton recouvert avec de l’asphalte. Le joint de dilatation du béton fait craquer l’asphalte au-dessus. L’eau s’infiltre dans la craque, gèle, et c’est le keklong assuré tous les 100 pieds.
À la sortie 8, le Pierrôt en a assez. Surtout qu’il vient de voir une pancarte annonçant le Riverside Campsites, EZ On, EZ Off. C’est justement ce dont j’avais envie. Le camping est derrière le motel, tout gazonné, pull-thru, full services incluant le câble et le wifi pour $27,00 taxes de 8% comprises. N’oubliez pas de demander le mot de passe pour le WIFI, nous, on a oublié.





Bon, il y a le train qui siffle mais, bizarrement, nous ne l’avons pas entendu une seule fois au cours de la nuit. Il y a aussi le clocher qui sonne les heures mais, idem, pas eu connaissance de rien.

Lundi, 22 mai 2017 : Hershey, une ville en chocolat !





Freightliner a rappelé ! Ils ne font plus le service Sprinter et il nous dirige vers le concessionnaire Mercedes-Benz. Ayoye, combien ça va nous coûter cette fois ??? J’essaie de communiquer par Chat Online mais, comme de raison, il n’y a personne pour répondre.

Je communique souvent avec des entreprises par courriel en utilisant leur section Nous Joindre. Avez-vous remarqué que vous obtenez rarement une réponse ? Ouais, leur site Web est de toute beauté, très complet, ils ont juste oublié de nommer quelqu’un en charge de répondre aux courriels !!!

Finalement, je crois que Forest s’est rendu compte de toute l’attention que nous portions au Jayco Alante avec toutes ces recherches sur internet pour nous renseigner. Quoi qu’il en soit, je crois qu'il a prit peur et, au démarrage, l’infameuse lumière a disparu et le compte à rebours également, ouf, on se voyait déjà remonter à la maison en une seule étape !

Nous avons deux visites de planifiées malgré une fine pluie qui tombe. Après tout, nous ne sommes pas faits en chocolat et cette vérité prendra tout son sens aujourd’hui !!!



Première visite à Chocolate World, un IMMENSE magasin rendant un hommage engraissant au Roi chocolat !!! On y a ajouté plusieurs attractions pour les moins-consommateurs.




Engraissant juste à regarder !


En veux-tu des ti-becs (Kisses) en chocolat ?


La première est entièrement gratuite et probablement la plus courue, Une ballade en petit chariot style Walt Disney pour nous faire comprendre comment on fabrique le chocolat chez Hershey.

La traditionnelle photo qu'on essaie de vous refiler pour $34 !!!

Monsieur Milton Hershey.


Si c'est l'Afrique qui possède la matière première, pourquoi c'est ici qu'est la richesse ?







Pourquoi avoir établi son usine ici en Pennsylvanie ? Très simplement pour se rapprocher de la matière première ! Ne pouvant se rapprocher des cabosses de chocolat, Milton Hershey a misé sur la deuxième plus importante, le lait ! La région foisonne de fermes laitières et de belles et bonnes vaches !

Meuhhhhh oui !


Pour les autres attractions, il vous faudra sortir quelques dollars de votre poche en quantité exponentielle au nombre d’attractions choisies. Mais non, rassurez-vous, ils offrent des combos ! Au menu : Film 4D, Expérience de dégustation, Créez votre propre barre de chocolat et une Ballade guidée en trolley dans la ville de Hershey.


Lyne La Binne au volant ?



Nous quittons l’endroit après quelques achats sucrés et nous dirigeons maintenant au Story Museum. 



Si le premier nous fait voir et goûter à l’œuvre culinaire de Monsieur Hershey, ce deuxième musée nous fait découvrir comment il y est parvenu et comment il se fait que son système fonctionne toujours.

Vous n'avez pas la berlue ! Des lampadaires en forme de Kisses !!!


Monsieur Milton Hershey, ne l’a pas toujours eu facile. De nombreuses faillites et banqueroutes ont peuplé sa voie vers le succès. Une maxime concernant Milton est qu’il ne faut pas s’étonner du nombre de fois où il a échoué mais du nombre de fois où il s’est relevé de ses échecs !

C’est lors de l’Exposition Universelle de Colomb (pour fêter les 500 ans de la découverte de l’Amérique) qui se tenait à Chicago en 1893 que Milton s’intéressa au chocolat et à sa production. Pour la faire courte, dès 1900, il était en train de se construire un empire.



Milton Hershey mit en place une communauté basée sur celle des frères Cadbury en Angleterre, un autre fabriquant de chocolat. Connaissez-vous le secret de la Caramilk?

Dans cette communauté, les ouvriers étaient encouragés à acheter leur maison, à se faire des jardins, à créer des entreprises. On leur offrait du crédit à bas taux et la compagnie se chargeait de l’aspect culturel et éducatif de la population.

Mais que serait Hershey Ville devenue ???


Bien entendu, comme nous nous trouvons au Pays de Hershey, on ne s’attendait pas à entendre des calomnies sur le Dieu du Chocolat mais, il semble bien que le bonhomme mérite amplement tout le bien que l’on dit de lui malgré les prix pratiqués à son camping !!!

En effet, sans le crier sur la place publique, Milton donna l’essentiel de sa fortune ($60 millions) à une fondation vouée à l’orphelinat de Hershey. Son but est d’aider et de faire évoluer des enfants dans le besoin, pas nécessairement orphelin, de découvrir des petits-vites de la cervelle et de leur donner les outils nécessaires pour qu’ils prennent leur essor. Cette générosité ne fut connue du public que 5 ans après sa réalisation. Les murs du Story Museum sont placardés d’histoires édifiantes concernant la réussite de plusieurs d’entre eux!



Comme on connait maintenant l’histoire, nous ne regrettons aucunement les $12,50 payés pour cette visite. Sur les lieux se trouve aussi un petit café avec lunch où vous pourrez utiliser le $5,00 de rabais que l’on vous donne à l’entrée.

Encore une fois, nous optons pour les petites routes pour remonter un peu plus vers le Nord et notre dernière visite du voyage qui aura lieu demain. À nouveau, il nous faut traverser la chaîne des Appalaches mais elles semblent de moins en moins hautes à mesure que nous nous rapprochons de la maison.


Jusqu'à se retrouver la tête dans les nuages !


Ho, c’est quoi cette pancarte ? Maximum 11 pieds 8 pouces ? Hum, combien mesure Forest déjà ? De mémoire, 11 pieds 6 pouces mais c’est avec le climatiseur ou sans ? Une rapide recherche sur le Web nous donne des hauteurs variant de 11 pieds 3 pouces à 11 pieds et 8 pouces. Bon, sachant que les pancartes se donnent toujours un ti-jeu d’une couple de pouces, on se lance à l’assaut, on vérifiera si la Police est là avant de traverser (blague éculée mais de circonstance).

Nous voici finalement en vue du fameux viaduc ferroviaire et j’hésite, pas certain le Pierrôt, surtout qu’il y a beaucoup de circulation et que c’est tout croche. Le pont porte les stigmates de nombreux écervelés du ruban à mesurer.

Heureusement, il y a un gabarit juste avant le pont. Un gabarit constitué de gallons de plastique se balançant  au bout de cordes. On y va lentement et…….TOC, on frappe !

Arrêt immédiat du Forest, on met les feux d’urgences et on entreprend de se sortir de ce cul-de-sac. La voiture derrière moi prend un certain temps à réagir en voyant s’allumer mes feux de recul mais, finalement, le mouvement vers l’arrière s’amorce ! C’est fou la vitesse à laquelle peuvent s’accumuler les voitures !

À peine une  minute plus tard, j’ai assez reculé pour pouvoir prendre une rue de côté. Ce fut facile de couper la voie inverse qui est maintenant immobile, gracieuseté de toutes les voitures derrière nous qui les empêchent de tourner à gauche sur la rue principale.

Au final, je me suis impressionné moi-même de la vitesse, de la facilité mais surtout du bon sens de ma décision. Il y a quelques années, j’aurais foncé, me fiant au 11 pieds 8 pouces et sur la marge de sécurité. Faut croire que je vieillis en sagesse !

Vous comprendrez l'absence de photos ! J'avions d'autres chats à fouetter. Je cherche sur Google Map et je mets cela en ligne dès que je l'ai trouvé !

Passage par la ville de Pottsville où se déroulera notre visite de demain. Nous trouvons l’endroit du dodo quelques miles plus au Nord au Locust Lake State Park. Les sites n’ont que l’électricité, prière de remplir votre réservoir avant de vous installer.


Site 58.

On aurait pas ce problème avec un Alante !

Certains préfèrent la brique, d'autres le bardeau, beaucoup de bardeaux !