Jeudi, 25 mai 2017 : Quand Sylvie et Pierrôt rentrent sur leurs terres !





C’est exactement un mois jour pour jour que nous retrouvons notre pied à terre. Un peu moins boueux mais pas vraiment à son meilleur avec le gazon long, les cicatrices terrestres avec, par ci par là un tas de grosses roches qu’il faudra bien ramasser, et des fleurs qui poussent un peu partout, éparpillées aux quatre vents à grands coups de pelle mécanique.



L'arbre de Tommy et Caroline est tout en fleurs !

Surprise, les travaux ont laissé des survivants !

Gazon long cache bien cicatrice !

Je demeure septique quand au résultat final !


Dans le jardin, surprise ! À croire que certaines plantes, redoutant notre retour tardif en saison, ont crû utile de se re-transplanter elle-même. Salade, oignon vert et ail, tournesol et quelques fèves. On les remercie. On va s’occuper du reste bientôt.



La première étape sera de revamper le patio au complet en lui reposant ses planches puis ses rampes avant de le reteindre au grand complet. Non mais, des fois qu’on aurait de la visite !


C'est fort la nature !

Tiens, un locataire !


À tous les lecteurs, merci de nous avoir suivis et encore plus d’avoir commenté nos aventures. Si l’on oubli les petites escapades estivales, nous devrions être de retour pour un automne Floridien mais avec peu de déplacements cette fois car nous demeurerons au même endroit pour un mois. Ne vous inquiétez pas, le Pierrôt trouvera sûrement d’autres Aventures à vous conter.



Mercredi, 24 mai 2017 : On traverse le Vermont du Sud vers le Nord.




On retourne sur la I-88 mais, encore une fois, le Pierrôt préfère remonter par les petites routes que les grandes. Pour l’une des rares fois, il semble que l’odorat du cheval lui fasse défaut.  Peut-être que tout ce qui l’attend à Brigham le décourage un peu???





Ajoutez-y le fait qu'il consulte Météo Média 3 fois par jour et ça vous donnera  une bonne idée de son état d'esprit.

C’est donc au revoir autoroute quelques sorties à peine après y avoir remis les roues. Ce sera par la route 7 que nous poursuivrons notre lente remontée en traversant petites villes et villages, tous décorés de lilas en fleurs et de jardinières en herbe sarclant et plantant à qui mieux mieux de la belle couleur végétale !

Impossible de se tromper de chemin pour l’instant car cette route 7 longe la I-88 en parallèle jusqu’à sa jonction avec la I-90. En continuant, nous arrivons à Schenectady puis Albany et finalement Troy qui nous permet de traverser le Fleuve Hudson qui, vers le Nord, et à l’aide de quelques canaux navigables, rejoint le Lac Champlain et sa Baie Missisquoi !

Boss, ze bridge, ze bridge !!!

We will be on the Hudson. (Chesley "Sully" Sullenberger.) Chapeau Monsieur le pilote !


En ce qui nous concerne, cette traversée du fleuve nous permet de terminer notre périple dans l’État de New-York et de débuter celui de l’État du Vermont par sa partie Sud et la ville de Bennington. À cet endroit, la route 7 conserve son nom mais non son orientation qui se veut résolument nordique maintenant.

Les villages se suivent, arborant d’anciennes grandes demeures en un état allant de fort délabré à fortement rénové ! Vraiment une bonne idée d’être revenu par cette route.



Les Verts Monts !


Arrêt tite-molle ! DÉ-LI-CI-EUSE !





On approche du Québec, le temps se morpionne !


Ne pouvant entrer à la maison immédiatement pour cause d’exemption personnelle de base qui inclus un ramassage de paquets avant les douanes, nous devons effectuer un dernier dodo au Pays de l’Oncle Sam.

Ce ne sont pas les campings qui manquent autour de Burlington, tous aux environs de $35 la nuit avec plus ou moins de services selon l’endroit choisi. Nous, c’est au Button Bay State Park que nous avions prévu de passer cette dernière nuit mais le Park ne s’est pas montré coopératif affichant une grande barrière close à l’entrée malgré une date d’ouverture dépassée quoiqu'annoncée.

Sur mon chemin rencontre: La monture de Lawrence !

C’est donc à Shelburne, au Shelburne Camping Area, directement sur la route 7 que nous sommes arrêtés. D’abord parce que c’était le plus près et deuxièmement parce que le Pierrôt était bien tanné de conduire. Au coût de $32 la nuit, ce camping se mérite la note de 3,4 sur Google. À vous d’évaluer votre degré de fatigue une fois rendu là !

Nous ne sommes même pas sortis de Forest sauf pour les branchements, ensuite, souper léger et visionnement des deux derniers épisodes de la saison 2 de Breaking Bad. Jane est morte et Skyler quitte Walt. On débutera la saison 3 cet automne !






Mardi, 23 mai 2017 : Ça brasse et rit chez la Famille Yuengling de Pottsville!





Je me suis réveillé aux cris d’un petit oiseau assez tenaces côté courtisage jusqu’à ce que Sylvie m’explique que c’est le chien du voisin qui se lamente ainsi depuis 5 heures du matin.

À part cela, une nuit des plus tranquilles du voyage. Même les cigales du Lac Locust se sont tenues coites ! Pas de train, pas d’avion, pas d’autoroute, rien que du silence.



Aujourd’hui, nous effectuons la dernière visite planifiée de notre itinéraire pour ce printemps et j’ai nommé, Yuengling Brewery à Pottsville.  Notre première rencontre avec la bière Yuengling remonte à un bon lunch sur une terrasse de St. Augustine FL,  en compagnie de ma soeurette et mon vrai beau-frère.  C’était la bière en spécial et nous avions bien aimé. Notre seul problème, par la suite, était d’en prononcer le nom et nous avions plutôt opté pour : You know, the ding-a-ling beer ?

Nous étions loin de nous douter que cela nous amènerait un jour à visiter la Pennsylvanie profonde et charbonneuse en quête de la plus vieille brasserie des États-Unis toujours en activité. 






Les lieux sont faciles à trouver. À défaut de GPS, demandez à n’importe lequel piéton de vous indiquer la route à suivre. Deux grosses bâtisses de brique rouge dans le flanc de la colline, ça ne se manque pas. Le seul petit hic fut de stationner Forest, ils ne fournissent pas le stationnement avec la visite gratuite. Finalement, continuez juste un peu plus haut sur la même rue jusqu'à ce que les parcomètres disparaissent.

Une Belle d'Autrefois bien cachée !


Les visites se déroulent à 10h00, 11h00, midi, 13h00 et la dernière à 13h30. Possiblement pour éviter que la fin de la visite se transforme en 5 à 7 prolongé !



D’un côté de la rue, la boutique souvenirs avec une partie musée saura vous faire patienter jusqu’à l’appel de la guide qui vous fera traverser la rue et vous introduira dans le merveilleux monde de la transformation des céréales en liquide sublime !

Vente du produit local ! Et pas cher !!!


On ne vous cache rien ! Des photos ? Certainement, autant que vous voudrez en prendre ! Et de vous raconter l’histoire de la Famille Yuengling en long et en large.

Le tout débute avec David Goetlieb Yuengling qui quitte son Allemagne natale pour aller brasser des affaires en Amérique. Il est rusé le Goetlieb et il sait pertinemment bien que pour écouler un produit, il faut des acheteurs ! Des acheteurs assoiffés ! C’est ce qu’il a trouvé au Pays du Charbon, des mineurs anglais, irlandais et écossais!

Version anglaise !


La population actuelle de Pottsville est de 13,000 habitants soit juste un peu plus que la moitié de 24,500 atteint en 1940. Depuis cette année de guerre, elle décroit inexorablement, victime de la mécanisation des mines et une moins forte demande en charbon.

La famille Yuengling a donc élargi son marché et compte maintenant trois brasseries. Toutefois, leur marché se situe uniquement sur la Côte Est des States mais avec des percées en Louisiane et en Indiana. Go West Young Man, Go West !

En Stainless maintenant au lieu du cuivre.


Par endroits, la brasserie prend des allures d’un autre temps qui aurait ignoré de se moderniser. Il y a toutefois une très bonne raison pour cela. L’endroit est enregistré aux Registre National des Vieilles Affaires Américaines (traduction très libre) comme étant ce qu’elle est (voir 6 paragraphes plus haut). Tout changement à la structure du bâtiment pourrait leur faire perdre ce titre, alors, pas touche !

Pour les bars, brasseries, terrasses, allouette !

Cavernes creusées à la main pour entreposer la bière il y a un jadis lointain !

Euh, la Ligne Verte ????

On répare n'importe quoi ici ! Mais pas les photos floues !


Assez impressionnante la chaîne de production pour quiconque n’en a jamais vue. Ici, c’est 85% canettes et 15% bouteilles mais jamais en même temps ! Les cacannes défilent au rythme de 641 à la minute, ça fait un assez joli bruit ! C’est probablement de là que notre guinness, pardon, guidesse, tient sa voix si forte !




C’est la cinquième génération des Yuengling qui tient les rênes et que la sixième se prépare à prendre la relève. Un point intéressant est que les enfants n’héritent pas de la business, ils doivent l’acheter ! Le fondateur ayant bien compris qu’une personne prend habituellement beaucoup plus soin de quelque chose qu’elle a acquise qu’une chose qui lui fut donnée.

La visite se termine en retraversant la rue jusqu’au salon de dégustation où l’on vous servira à deux reprises, sans frais, un verre de 4 onces de la Yuengling de votre choix; il y en a facilement 8 ou 9 sortes. Il faut montrer une pièce d’identité et le Pierrôt ne trouvait pas la sienne ! La serveuse a eu pitié !

Vous pouvez poursuivre votre dégustation jusqu’à plus soif mais vous devrez sortir vos $$$, pas cher toutefois car, pensez-y, vous économisez sur le transport !

Je pensais avoir reconnu un ami !!


Bien sûr, on s’est laissé prendre au jeu et en sommes repartis avec chacun notre caisse de 24 sous le bras. Nous sommes toutefois demeurés très classique avec la Lager et la Lager light, faible en carbs et en calories !

Rachelle et Tom, on vous attend !!!


Avant de quitter Pottsville, nous nous rendons visionner deux bâtiments qui ont attirés notre attention. Assez facilement vous aurez deviné que l’un d’eux est la CourtHouse qui prend ici, des allures de véritable château dominant la ville. L’autre bâtisse, située juste derrière la première est la prison du Comté de Schuylkill (décidément, on l’aura pas facile avec ces noms). 






La prison est toujours en activité (277 lits) malgré ses airs de château médiéval. J’ai passé en vain 15 minutes à en rechercher la date de construction sur internet! Pas moyen de trouver aucune information sur ce sujet. Bon, on peu en déduire qu’elle était probablement là avant 1877 et que son allure invite fortement à demeurer dans le droit chemin. Le plus drôle est qu’elle  a sa propre page Facebook www.facebook.com/pages/Schuylkill-County-Prison, assez édifiant comme commentaires !





Hommage au Héros Guerrier, typiquement américain !


Comme c’était notre dernière visite, il est maintenant temps de rentrer à la maison par les chemins, plus connus qu’inconnus. Direction la I-81 et ses éternels travaux routiers, ses semi-remorques et ses double-fine in working zone.

Le seul point très positif est que Tim Horton tente maintenant une percée en Pennsylvanie après avoir mis les pieds (et la tasse) dans l’État de New-York. Un arrêt bienvenu et, OUI, la café goûte la même chose.

 
Sur mon chemin rencontre; un West roulant 75 MPH !

On enfile ensuite sur la I-88 et son autoroute de keklong-keklong ! C’est malheureusement le lot de toute autoroute en béton recouvert avec de l’asphalte. Le joint de dilatation du béton fait craquer l’asphalte au-dessus. L’eau s’infiltre dans la craque, gèle, et c’est le keklong assuré tous les 100 pieds.
À la sortie 8, le Pierrôt en a assez. Surtout qu’il vient de voir une pancarte annonçant le Riverside Campsites, EZ On, EZ Off. C’est justement ce dont j’avais envie. Le camping est derrière le motel, tout gazonné, pull-thru, full services incluant le câble et le wifi pour $27,00 taxes de 8% comprises. N’oubliez pas de demander le mot de passe pour le WIFI, nous, on a oublié.





Bon, il y a le train qui siffle mais, bizarrement, nous ne l’avons pas entendu une seule fois au cours de la nuit. Il y a aussi le clocher qui sonne les heures mais, idem, pas eu connaissance de rien.