1er septembre 2020; Un trou, un énorme trou !

 Regardez bien la date ! On s'excuse de notre absence mais disons que le réseau cellulaire de FIZZ en Abitibi est loin de remplir ses promesses dans sa couverture Canada !!!!

De plus, mettons que le Pierrôt met pas mal beaucoup moins d'ardeur qu'auparavant à maintenir le blog au jour le jour.

Donc, voici la suite du voyage Abitibien, profitez en pendant que ça dure !!!!!!

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Le départ s’effectue sous un beau soleil. Avant de quitter Val d’Or, il faut regarnir le frigo et faire le plein du réservoir de propane. Sylvie quitte avec TG-3 pour l’un et Pierrôt avec Forest pour l’autre. 

Propane : Centre de location d’outils sur la 7ième Rue près de la voie de contournement (Route 117) du côté du Centre-Ville.

On se retrouve pour l’accouplement mécanique et l’on se met en direction de Malartic, notre destination de la journée.

C’est tout un choc qui nous attend à la sortie de Dubuisson. En sortant d’une courbe, on aperçoit des montagnes qui n’existaient pas dans les années 80. Ce sont les déblais de la nouvelle mine de Malartic ! Un paysage assez semblable à ce qui se retrouve dans la région de Thetford Mines.

La Canadian Malartic Mine exploitait déjà une mine souterraine sous la ville de Malartic mais voilà ti-pas qu’elle décide de changer de mode d’exploitation et de passer de sous terre à une mine à ciel ouvert !
Le hic, c’est que le gisement qu’elle désire exploiter est déjà occupé par un secteur résidentiel de la ville. Qu’à cela leur tienne, ne reculant devant rien, la Canadian dépose un audacieux plan à la Ville qui l’accepte. Bon, on sait tous, qu’au Québec, société distincte, la population n’a jamais vraiment eu son mot à dire concernant l’exploitation de ses ressources naturelles et, en particulier minières mais il semble bien que, cette fois, ils furent entendus.

Le plan consiste à relocaliser entièrement le quartier convoité. En tout, sur 16 rues, on déménage carrément environ 125 résidences ! On soulève la maison de son solage, on la pose sur une remorque et on va la ré-installer sur un beau solage tout neuf dans une belle rue toute neuve dans un beau quartier tout neuf ! Ajoutez-y des arbres, des parcs et des écoles neuves et le tour est joué. 

Reprenant le thème Le Grand Dérangement, cher aux Acadiens, les Malarticois ont surnommé le leur Le Grand Déménagement ! Une émission sur Canal D y est consacrée.

Un immense mur coupe bruit a ensuite été érigé entre la ville et la mine. J’avoue que le tout semble très efficace.




C’est le Musée minéralogique de l’Abitibi qui nous attire en ces lieux aujourd’hui. Par une coïncidence assez remarquable, le musée est situé juste au pied du mur coupe-bruit et a donc été sauvé du Grand Déménagement ! Faut dire qu’il est aussi voisin de l’église, assez difficile à déménager celle-là !!!


Aucun problème de stationnement !


Du cuivre !!!
 


Le mur coupe-bruit est entièrement végétalisé et est bordé d’une piste cyclable agrémentée par des œuvres artistiques en rapport avec le déménagement.


Le Grand Déménagement, Jacques Baril.

Joyau d'une valeur inestimable, Diane Auger

Notre coup de coeur: La Batée, Jim Couture.




Cyclopes, de Christian Leduc et Patrick Bernèche.


Forêt d'An Temps de Danielle Boutin Turgeon.



De plus, de façon à être le plus transparent possible, la Canadian Malartic a construit une superbe passerelle donnant accès à un belvédère surplombant l’immense trou et permettant d’y observer le déroulement des activités.




Coucou !!!


Pourquoi les camions roulent-ils à gauche ????

Environ 120 tonnes de charge !

Nous n'avons pu trouver son utilité. Un scanner 3D ?

On aperçoit très bien les infiltrations dans la roche mère.

Sylvie ! Recule, tu es trop près.....pense COVID !


Le Musée, comme tel, n’est pas immense. Sur deux niveaux, on y apprend comment s’est formée la Terre, puis les minéraux. On parle de la façon de les exploiter et de leur usage dans notre vie de tous les jours. 

Une superbe collection regroupe tous les minéraux présents au Québec, on est loin du minerai de fer, de l’ardoise et de l’or des fous de Jacques-Cartier. Que de couleurs dans notre sous-sol !  Et comme on le sait l’Abitibi est la région au Québec possédant le plus de minéraux. Incroyables ces roches fluorescentes et phosphorescentes !






Même si le domaine vous intéresse peu, le musée saura combler votre soif de connaissances personnelles sans assécher votre portefeuille. Entrée à $7,00 par personne, réservation nécessaire pour cause de COVID.

Alors que nous approchons da la fin de la visite, un son persistant résonne dans le sous-sol. Sans fenêtre, il est difficile d’en voir l’origine que nous découvrirons en remontant à l’étage. Une Floridian Shower ! Ça tombe comme ce n’est pas possible mais avec un beau soleil en prime ! Avions-nous bien fermées toutes les écoutilles de Forest ???

Ha que la pluie a plûtée, la rue est un jardin humide (Jamil Pélican)


Rassurés sur l’étanchéité de notre monture, nous reprenons la route vers Rouyn-Noranda, route qui s’est grandement améliorée avec les années. De nouvelles pancartes annonçant la présence d’une mine ont fait leur apparition et même le village de Cadillac a perdu son allure de village fantôme.

Le Pierrôt est maintenant en pélérinage et chaque petite portion de route lui rappelle quelques souvenirs. Te souviens-tu, Château, de l’avion qui s’est posé sur la route 117 ? Ou de la Triumph TR-7 qui est passée entre les pattes d’un orignal ???

C’est avec joie que nous arrivons au Lac Joannès au sein de la Famille Lessard qui est aussi un peu la nôtre. Nous y avons droit à un magnifique coucher de soleil comme cadeau d’arrivée.

Un petit coin tranquille, juste pour nous !

Avouez que c'est beau !



Lundi 31 août 2020, on découvre Val d’Or :





 


Nous en avons souvent entendu parler, nous en sommes passé assez près souvent mais jamais nous n’avions pris la peine de nous y attarder. Aujourd’hui, nous corrigeons cette erreur.







Le village minier de Bourg Lamaque fait partie intégrante de l’histoire de Val d’Or. Construit au début des années 1930, en pleine dépression économique, il est érigé pour loger les ouvriers et les dirigeants de la toute nouvelle mine Lamaque.



Aujourd’hui, c’est encore presque l’entièreté du village original qui est conservé et…HABITÉ!  Les cabanes de rondins se sont agrandies et modernisées mais conservent leur apparence d’antan.




Il aime pas ça le brun !

Beaucoup ont ajouté un étage

Mais c'est de l'entretien !


On se promène donc dans les rues du Bourg à pied ou à vélo, ce n’est pas très vaste.







La mine elle-même, souterraine, a repris du service en proposant des excursions guidées sous terre. En temps de COVID-19, l’attraction fonctionne toujours mais le nombre d’invités est fortement réduit. Les tours sont complets jusqu’au 12 septembre. Nous y avons réservé deux places, quitte à faire la route depuis Rouyn !


On revient le 12 !

Non mais, tu parles d'une belle découverte !



Inassouvie par les quelques coups de pédales Bourglamaqueste, une gentille dame de l’accueil touristique nous dirige vers le secteur de Vassan et du Lac Blouin.

Vous trouverez facilement un endroit où vous stationner dans l’un des quartiers résidentiels qui bordent la piste cyclable.



La piste, que j’ai nommé axe Nord-Sud, est tout sauf plate. Longeant parfois la route 397, traversant des quartiers résidentiels, oui, je me répète, c’est l’âge, puis plongeant en pleine forêt et longeant le lac Blouin, vous en avez pour tous les goûts.




Le Pierrôt se rend maintenant compte qu’il devra réfléchir sérieusement à changer de monture s’il veut continuer à rouler. L’expression le cœur n’y est plus prend tout son sens. On débutera par un modèle à assistance, on verra bien ce que cela donnera. C’est Mom qui sera contente, elle qui m’a répété durant 62 ans de faire attention à ma santé !

Il n’y a pas d’effort sans récompense et Sylvie a un don pour dénicher l’endroit idéal pour de nouvelles découvertes.

Dans le temps de la dire, nous nous retrouvons stationnés sur la 3ième Avenue (qui est en fait la rue Principale de Val d’Or). À noter que les parcomètres doivent être régulièrement nourris au tarif de $1,00 l’heure. L’aubergine pousse également en Abitibi, pensez-y !






Aucune idée de ce que c'est !


L'Église Russe.


Arrêt chez Chocolat Mango puis, changement de programme, on échange le Café Baltazar pour la Brasserie du Prospecteur. Très bonne initiative.


Merveilleuse façon de terminer la journée !