8 novembre 2018 : On déjoue Atlanta !




Première mission du matin, refaire en chemin inverse le trajet de la veille pour retrouver la I-85. Heureusement, Germaine semble dans de meilleures dispositions et nous fait prendre une autre route plus courte et moins ardue.

Promenade canine !

Le meilleur véhicule à suivre pour ne pas s'endormir au volant !

Nous décidons aussi de ne pas tenter notre chance en allant nous jeter dans le trafic d’Atlanta avec sa grande voie de contournement. Nous passerons plutôt par Athens sur la US-441 sud. Bon, c’est plus long, faut passer par les petites villes mais c’est quand même moins stressant et endormant qu’une autoroute. Y‘a aussi plein de services et de curiosités à voir. On était quand même bien contents de retrouver la I-75 à Macon GA, dernier strech! À refaire, j’affronterais Atlanta, autant en emporte le vent !

Pour mes lecteurs Mononc's !!!

Il ne nous restait plus qu’à descendre plein sud jusqu’au verre de jus d’orange si mérité et à l’embrassage du premier palmier rencontré. Juste en passant, on a depuis longtemps délaissé le jus d’orange pour le jus de pamplemousse rose, question de goût !!!!





T'es vraiment certain que je devrais aller visiter cela ???

Ça tourne à plein, chaud et humide !!!


On n’a pas fait très loin car nous savions que nous arriverions trop tard à notre destination finale. On s’est donc gardé le dernier trois heures de route pour le lendemain et sommes retournés dans un State Park de la Floride que nous aimons beaucoup; le Stephen Foster Cultural SP, à 5 minutes de la I-75. Chanceux, il ne reste qu’un seul coupon de terrain libre sur le panneau à l’entrée ! 

Ne connaissant pas les intentions du caravaniers qui nous suit j’ai crié : Le coupon Sylvie, débarque pi pogne le coupon !!!!!Viiiitttttttteeeeeeee !!!!! C’est ainsi qu’on a pu passer la nuit sur le site # 16, notre première nuit Floridienne.

Il fait beau et le mercure est passer de 62 à plus de 80°F. C’est toutefois la nouvelle-lune, fait vraiment noir pour se rendre au bloc sanitaire pour la douche car on a oublié de partir le chauffe-eau ! Y’a beau faire chaud, moi, les douches froides…




7 novembre 2018 : Tiens, un petit changement !




Miss météo a probablement voulu se faire un peu pardonner car nous avons pu rouler sous le soleil tout l’avant-midi. Toute une différence que de voir du ciel bleu mais la pluie n’est jamais loin car nous roulons toujours sur du pavé mouillé et le mercure demeure stable à 55 F.

Réveil tout bleu !

Parlons Brake-Buddy : Les lecteurs assidus se souviendront que nous sommes passés par Emporia au Kansas pour faire réparer ledit appareil. Belle surprise, une remise à neuf entièrement gratuite pour quiconque se donne la peine de passer par leur manufacture.
Il m’a ensuite fallu apprendre à gérer la puissance de freinage et la sensibilité de l’appareil avec les nouveaux contrôles électroniques installés. Je suis maintenant diplômé es BB ! Restait maintenant à solutionner l’approvisionnement en électricité de la bête. Le problème vient du fait que le filage de l’allume-cigare est de calibre trop petit. De plus, en utilisant la batterie du you-you pour le faire fonctionner, on la met à plat en deux ou trois jours.


La solution est donc d’alimenter Mon Ami-Brake à partir de la batterie de Forest. Il existe d’ailleurs un courant continu sur le connecteur arrière à sept branches de Forest. Toutefois, le cordon ombilical reliant les deux copains se constitue seulement de 4 fils; un négatif (ground), un pour les feux arrières et les deux autres pour les clignotants et feux de freinage. Il faut donc  rajouter un fil ! Il existe des cordons 7 à 4 mais pas de 7 à 5 !!! Par contre, il en existe un 7 à 6, Eureka.

Je demande donc aux professionnels du filage de TG4 de bien vouloir installer un nouveau-allume-cigare sous le tableau de bord et de le brancher de façon à prendre le courant de Forest. Malheureusement, Forest n’était pas au garage en même temps que TG4 pour tester le tout, malgré toute ma bonne volonté, je suis encore dans l’impossibilité de conduire deux véhicules en même temps ! Bon, j’aurais pu attacher TG4 derrière Forest etc etc etc mais Sylvie était occupée à le remplir, faut suivre là !

Au final, une fois revenu à la maison, ce fut pour me rendre compte que rien ne fonctionnait comme prévu! Aucun courant ne se rend à la nouvelle installation. Il a donc fallu revenir à l’ancienne méthode soit de le brancher directement sur TG4 et de laisser le moteur rouler dans la dernière demi-heure avant de nous arrêter pour la nuit. C’est plate mais ça fonctionne. Bon, pas toujours parce que le nouveau système se met maintenant en veille sous les 12 volts mais ça évite de ramasser la batterie par terre…….Une autre réparation sur la longue liste.

Classique de la I-81.


Il était une fois, dans une halte de la Virginie.....

Rencontre fortuite à une halte routière de la I-81, une truckeuse ? Une truckette ? Une truckheureuse ??? Elle a vu nos plaques de Jimmy Sue Vyons et vient piquer une jasette vu qu’il lui reste encore quelques minutes de pause obligatoire. Elle s’en va livrer du papier à Bristol et, tout en jasant, on parle retraite puis on parle de son frère qui a travaillé à la SQ et que je connais de nom car il a quitté le SIJ comme j’y arrivais, le monde, il est tout petit ! On salut Robert Dupuis de Notre-Dame-de-Lourdes!


Changement de trajet juste pour faire différent et éviter de traverser Charlotte NC en pleine heure de pointe. Au lieu de fourcher sur la I-77, nous descendons jusqu’au Tennessee pour aller prendre la I-26. On y est déjà passé, moins de circulation mais des côtes un peu plus à pic que sur la I-77. J’aime bien la compression que le moteur diesel nous offre, on économise sur les freins et…..sur le lavage de bobettes ! 

Mais d'abord, petit arrêt au lookout situé tout en haut de la montée.



J'avoue, j'ai triché avec les couleurs. Pas évident quand tout est gris !!!



On part full equiped ou on part pas !!!
Ça, c'est vraiment l'automne !


Il reste maintenant à redescendre, tourner à droite sur la I-85 jusqu’à Atlanta puis rejoindre la I-75 pour le reste du trajet vers le Paradis

Le jour commence à tomber et Sylvie déclare qu’un WalMart par descente c’est assez. Elle déniche donc un State Park de la Caroline du Sud situé en pleine montagne et assez éloigné de l’autoroute. On se retrouve ainsi sur une petite route sinueuse et étroite qui sert de piste de Go-Kart à une troupe de travailleurs tous plus pressés, les uns que les autres, de rentrer à la maison. Ajoutez-y le crépuscule et vous avez la recette parfaite pour une hécatombe routière. En prime, Germaine semble en terrain inconnu et nous donne les indications de virage à la dernière seconde. Remarquez que c’est peut-être aussi le Pierrôt qui est moins à l’écoute ! Heureusement, la pluie s’est retenue de nous tomber dessus  et l’hécatombe fut pour une autre fois.

Vive les pull-thrus !

Spécial et coloré !

Le Paris Mountain SP, près de Greenville, est un merveilleux endroit où arriver de clarté pour y passer quelques jours à marcher dans les bois en montagne avec un ami à pattes mais, juste pour aller y passer la nuit à $29,90, passez donc votre tour, c’est vraiment pas sur le chemin et, on l’a fait pour vous ! Le Pierrôt était littéralement claqué à son arrivée et vraiment heureux qu’il y ait un pull-thru de libre ! 




Mardi, 6 novembre 2018 : Une descente aquatique !




Il n’y a pas à dire, pour une autre année, l’automne Québécois du mois d’octobre nous a donné tous les signes possibles pour nous inciter à fuir cette froide humidité caractérisant cette période exécrable de l’année.

Du côté de la maison et des travaux, ce fut une première pour le Pierrôt bricoleur que de poser du bardeau d’asphalte sous la pluie mais il fallait bien terminer les travaux avant de quitter, ce qui fut fait, un gros merci à mon demi-frère Pascal et ti-Guy-pas-d'pouce, je n’y serais pas arrivé sans eux ! Bon, la machinerie devra attendre notre retour pour se retrouver vraiment à l’abri mais, mettons qu’on a eu le temps d’y entasser trois cordes de bois et le Chevreuil.

Quand à Sylvie, elle s’est chargée de l’approvisionnement du Forest y compris la section bobettes du Pierrôt occupé à clouer sous la pluie, vous n’aviez tout de même pas déjà oublié !!!

Heureusement, un camping automnal au Pays de Bernie, avec Francine et Ghislain, nous avait permis de nous assurer du bon état de notre monture, de débuter le chargement et de découvrir ce qui serait à réparer une fois au chaud. Encore une fois la preuve est faite qu’il y a une vie après le Westfalia !

Il restait toutefois à équiper notre nouveau you-you. C’est encore Pierrôt qui s’est chargé de déshabiller TG3 pour habiller TG4. Même pas eu besoin de reposer le pare-choc au final car il doit être changé. 

On déshabille TG3 avant de la ramener chez Toyota.

Aussi aisé que la dernière fois mais il a fallu confier la section électricité à des experts. C’est toutefois la dernière fois que cela sera requis car, pour le même prix, il est possible de se procurer un jeu de feu arrière aimanté sans fils utilisable sur plusieurs véhicules. 


Bienvenu TG4 !

On repeint l'attache remorque....pour les vélos !

Et on refait une beauté au système de tire !

Une belle brassière pour conserver la belle apparence du devant....sans arrière-pensée !

Pas étonnant que l’on ait choisi le mois de novembre pour rendre hommage à nos morts. Pas étonnant non plus que la Guerre 14-18 y eut connu sa fin, les soldats des deux côtés étant à deux gâchettes de s’entretuer entre eux en commençant par leurs officiers respectifs! L’État-major n’a pas eu à réfléchir trop longtemps. On portera fièrement notre coquelicot. Je le dis souvent; en novembre, la dépression elle n’est pas que saisonnière.

Nous sommes partis à 06h00 tapant après un dernier flattage des deux minous qui demeurent à la maison sous les soins d’une autre Francine. Ce sera notre premier voyage sans bête à poil depuis fort longtemps. On a l’impression qu’on va les voir un peu partout dans le VR pendant ce voyage et aussi l’impression qu’il manque deux gros morceaux à notre bonheur et nos anecdotes!

Premier déjeuner sur la route ! C'est drôle !!!

Pour le trajet exact, si ça vous intéresse vraiment, je vous incite à relire les autres années ! En bref, on a descendu la I-87 jusqu’à Albany puis la I-88 qu’on en peu plus d’attendre que le NY State la répare et y remette une couche d’asphalte neuve. Pénible mais, au moins, ça tient réveillé et le paysage est tellement plus beau. Toutefois, à chaque passage, je me jure que c’est la dernière fois. Selon moi, le New York State en tire profit du fait que plusieurs préféreront emprunter la I-87 (Albany-New-York) ou la I-90 (Albany- I75) plutôt que de se faire dérouiller les amortisseurs !


Beurk !

Le premier plein d'une longue série mais, à moins de $45 !
Un classique à l'approche d'Albany NY
 
Mais qu'ossé ça ????


Ben voyons, c'est rendu qu'ils réparent les craques avec du Tuck-Tape !!!!!

Un brave !

Le soleil se tient au-dessus des nuages et la pluie en-dessous, avec nous ! Moins dur pour les yeux mais endormant au possible. On réussira toutefois à faire un bon bout de route, plus long qu’à l’accoutumé en nous rendant jusqu’au Maryland, plus précisément au WalMart de Haggerstown, un endroit gratuit mais qui ne vaut pas cher non plus. Le seul endroit où il est permis de boondocker est en haut du stationnement, près de la grosse pancarte du WalMart et collé sur la I-81, bruyant vous dites ? Ils vendent des bouchons au rayon pharmacie.







Florida 2018: Préface : Tant qu’à vouloir jouer à l’écrivain, allons-y à fond.




À chaque départ, à chaque voyage depuis maintenant plus de 10 ans, je me pose les mêmes questions devant l’ampleur de la tâche de poursuivre ce si beau blog !

Les mêmes doutes et les mêmes peurs reviennent quand aux redondances inévitables. On suit les mêmes itinéraires, on visite les mêmes endroits. Heureusement, on rencontre de nouvelles personnes et on recrute de nouveaux lecteurs mais, chose encore plus motivantes, on conserve les anciens. Je ne compte plus les lecteurs qui sont devenus des amis au point de se visiter, se donner des rendez-vous, se faire des recommandations et/ou des reproches, se faire des cadeaux, se comporter en amis de longue date quoi. (Bon, désolé, le masculin l’emporte sur le féminin ici, je suis d’une vieille école).

Et puis, il se produit un déclic qui m’incite à me rasseoir devant mon portable, à venir vous conter nos petites choses anodines ou grandioses, à vous laisser entrer dans notre Forest par la porte qui est quasiment toujours ouverte, à vous faire rire, vous faire découvrir de belles choses et de beaux endroits et, surtout, à vous faire rêver.

Bonne lecture!