Mercredi, 17 août 2016 : Direction baleines !





Ouf, ce fut quasiment la course contre la montre; la réservation est faite depuis belle lurette et nous avons deux choix : Départ le 17 avec coucher à Québec ou départ le 18 avec coucher à Les Bergeronnes !!!

Donc, le 17 au matin, le Pierrôt est dans ses shorts pour plonger dans l’eau de son étang pour finaliser la pose de toiles. Le but est d’empêcher les toiles de partir au vent durant notre absence. C’est donc la pose de mini-pieux dans le haut et de grosses roches dans l’eau pour bien les ancrer. Pour se faire, on n’hésite pas à demander l’aide des tout-petits qui ne demandent rien d’autres que de courir après les grenouilles et les criquets !

 

Il reste à poser l’attelage pour TG3 puis à annoncer le départ sur le coup de 14h00. Les nuages ont laissé la place à un beau et fort soleil qui, on l’espère, demeurera présent tout au long du voyage.

C’est donc à cinq que nous prenons la route en comptant Joshua, Penélope et Cléo. La cohabitation demeurant fragile entre ces derniers ! La Paix finit toutefois par s’établir avec le trio qui sombre dans les bras de Morphée.

Viva St-Apolinaire et son diesel à 95,9 cents du litre chez Esso ou Petro-Canada, deux Couche-Tard mais qui n’offrent pas le rabais FQCC, bon, à ce prix, ce serait exagéré de demander moins…..ou plus, selon !

 

Nous finissons par trouver la Halte VR de Québec sur le stationnement de l’ancien Zoo de Charlesbourg. Ne comptez pas trop sur le web pour vous renseigner car le stationnement semble géré par l’aquarium de Québec qui serait géré par la SEPAQ (retro-satanas) !!!!!

Sur le site de la SEPAQ, niet, rien. Idem sur le site de l’aquarium. Les seuls renseignements se découvrent sur les forums de campeurs. Mais VOUS, fidèles lecteurs, avez droit à la totale ! Voici donc, en date du 17 août 2016, ce qu’il faut savoir sur la halte VR de Québec.

Peu importe d’où vous arrivez, à partir de Québec (le Pont, Centre-Ville, Château Frontenac etc…) il vous faut aller prendre l’autoroute 73 Nord nommé Autoroute Henri-IV ou Autoroute qui mène au Saguenay, là là.

Sortie rue de la Faune (Facile Zoo=faune), à gauche puis immédiatement à droite sur la rue en question. Faites 1 km et vous verrez le stationnement à votre droite. Arrêtez à l’entrée puis allez à la borne de paiement automatique. Il en coûte $15 par VR pour un 24 heures. Pas pour une nuit, pas d’heure de départ, 24 heures ! T’arrives à 18h00, comme nous, t’as droit jusqu’à 18h00 le lendemain ! Tu poses le ticket sur ton tableau de bord et tu vas te stationner.

 

Mais où me stationnerais-je tu ??? N’importe où mon ami !!! Par le passé, il semble qu’il y avait des lignes à respecter. Aujourd’hui, on n’en voit aucune et chacun semble stationner le long de sa bande de pelouse favorite. L’idéal étant évidemment de s’éloigner le plus possible de la rue de la Faune où quelques conducteurs pourraient se conduire en sauvage ! Ajoutez-y la proximité de l’autoroute Henri-IV (73) et comptez que la circulation ne se calmera que vers 1h00 du matin

Pas cher, station de vidange et eau potable (apportez votre boyau), pas de wifi faut quand même pas demander la lune à ce prix.

Il semble qu'il reste des singes à l'ancien Zoo de Québec !



Du 7 au 10 août 2016 : On pédale le Lac St-Jean ! Partie 4 de 4



Étant donné que l'on retourne sur la route demain pour une nouvelle Aventure, il vaut mieux terminer d'abord la précédente !!!!


Dernière journée ! Tiens, le spa se fait moins présent il me semble ! On change de côté, on descend maintenant vers le Sud, seul problème, le vent aussi a décidé de changer de côté et on l’a encore en plein devant ! J’ai enfin résolu le problème du passage au petit plateau, une ficelle enroulée autour de l’un des chevaliers de mon dérailleur arrière empêchait la chaine de se tendre et donc, elle débarquait ! Ce qui m’a valu deux belles chûtes au sol en pleine montée !

Sylvie: Francine et moi allons en profiter pour retourner sur nos roues et aller visiter Péribonka et son musée dédié à Louis Hémon et à son roman Maria Chapdelaine.

 

 

 

 
 
Triste histoire de cet écrivain, mort en pleine jeunesse et  incompris de sa propre famille qui empocha les profits réalisés avec la vente de son oeuvre!

Pierrôt: La température est de notre côté encore aujourd’hui mais on va griller de la face ! On serpente un peu au départ du camping pour nous retrouver à Ste-Monique. C’est ensuite le bout platte avec un trajet sur la 169 avec toute la circulation lourde et bruyante. La seule consolation est que, lorsqu’on se fait dépasser par un camion-remorque, notre vitesse augmente brièvement de 2 km/h ! Trois camions en ligne et c’est 6 km/h de plus pour un instant !

C’est ainsi jusqu’à St-Henri de Taillon où nous retrouvons enfin une vraie piste hors-route et…des framboisiers ! Autant Ghislain que moi tenons à prendre cela mollo aujourd’hui, on l’admet, on a plus la forme mais on a sûrement quelque chose d’autre en lieu et place !

 

Et que ça a l'air facile en photo !


La véloroute nous fait quitter de temps à autre la route 169 pour nous faire visiter quelques champs et quelques quartiers résidentiels. Sur ces segments, on dirait qu’on va plus vite !


 

Le trajet se termine par un passage au Centre d’information de la Véloroute des Bleuets situé à Alma, puis le passage de deux barrages sur la Grande Décharge du Lac St-Jean, le tout entrecoupé par une trop courte ballade en traversier !


L'un des moments agréables de cette randonnée !
 
 

Une dernière montée qui achève de consommer nos dernières réserves et nous voici dans le stationnement du Centre de villégiature de Dam-en-Terre, notre point de départ d’il y a six ans. Nous y arrivons en même temps que nos équipages. Après les embrassades et les Plus Jamais, chacun prend des routes différentes.

Nous entreprenons de défaire notre route vers la maison.

Un seul arrêt pour souper au Parc des Chûtes de La Tuque. Nous aurions bien pris le temps de visiter les lieux mais Miss météo en a décidé autrement. Dommage, les expositions d’animaux, de draveurs et de Félix Leclerc devront nous attendre encore un peu de même que le spectacle des chûtes de la Bostonnais se jetant dans le St-Maurice.

C’est aussi dommage car ça nous a permis d’être témoins de comportements routiers assez douteux.

La route 155 est tortueuse. Elle longe la rivière St-Maurice avec des vues fantastiques qui attirent de nombreux touristes. C’est également la route qu’empruntent les camions de bois en longueurs et autres cargaisons entre le Lac St-Jean et Trois-Rivières, les uns et les autres ne font pas exactement bon ménage.

Il y a donc ce trio de motocyclistes en Harley-Davidson qui trônent à l’avant du peloton qui doit se se traîner à une vitesse de 75-80 km/h. C’est une motocycliste qui mène le tout, indiquant de la main à ses deux sbires, les fabuleux points de vue. Elle ferait peut-être mieux d’apprendre à regarder de temps à autre dans ses rétroviseurs, au nombre de deux, et à se rendre compte qu’une file d’au moins 20 véhicules est à sa traîne.

De temps à autre, la chaussée se double pour permettre le dépassement et quelques rares voitures en profitent pour prendre le large. J’en profite aussi pour dépasser les camions-remorques et m’approcher du trio. Finalement, je suis en bonne position pour les doubler à la prochaine montée. C’était sans prévoir l’incroyable.

Mettons immédiatement quelque chose au clair. Forest fonctionne au diesel, pas à essence, les reprises sont toutes sauf époustoufflantes. Au minimum, je pèse 5050 kilos ! De plus, la cylindrée du moteur est de trois litres seulement ! En d’autres mots, on est loin de la Mustang
.
Au pied de la côte, je prends mon élan, rétrograde en quatrième et commence mon ascension qui devrait me permettre d’avoir la route libre devant nous. Je dépasse le troisième larron puis le deuxième, la fin de la voie double approche mais je devrais en avoir assez pour finaliser le dépassement.

C’est alors que le gros tata (comme dans tatabarn…)  en troisième position tord sa poignée, passe entre son compagnon et Forest,. Me dépasse et, dès qu’il a passé mon aile, se rabat devant moi et….lâche le gaz !!!! Le tout pour que Madame la Meneuse de claque (s’a yeule) puisse réintégrer la voie de gauche.

Le gros innocent est chanceux d’être encore en vie car, même en montée, ça n’arrête pas sur un dix cents un Forest. Heureusement que j’ai de bons réflexes car j’aurais bossé mon capot avec sa tête dure !!! Le Roi de la Route existe, je l’ai rencontré et c’est un gros imbécile qui se promène en moto !

Sagement, j’ai attendu que l’autoroute 55 se pointe à l’horizon pour enfin les dépasser. Ouf, ça m’a fait du bien de vous en parler !

Dans les derniers kilomètres qui mènent à la maison, Sylvie et moi nous interrogeons sur le sort de Monsieur Léon qui s’est fait la malle juste avant notre départ. Est-il revenu ? A-t-il utilisé la chatière du garage ?? Est-ce que quelqu’un a laissé un message téléphonique car Monsieur Léon a un beau collier avec son nom, son adresse et son numéro de téléphone ???
Et bien, au dernier tournant avant notre rue, voilà que le Vagabond traverse la rue devant nous et se couche sagement sur le côté de la rue où Sylvie va le cueillir  tranquillement, belle fin de voyage.

Hein ? Quoi ? Ah ! Les batteries ! Et bien deux batteries Big Red à décharge profonde flambants neuves ! Ho Y’able la dépense ! On est maintenant équipé pour veiller tard…..full autonome !

Du 7 au 10 août 2016 : On pédale le Lac St-Jean ! Partie 3 de ?



Au réveil, tout le monde est d’accord ! Nous sauterons l’étape St-Félicien à Péribonka d’autant plus qu’elle ne longe pas le lac lui-même. Nous nous dirigons plutôt directement au Camping du Centre Touristique de Ste-Monique, situé sur la Pointe Taillon. 

 

Notre projet de la journée est de pédaler la Pointe au complet en compagnie de Sylvie et Francine, un trip à quatre !

Ouille, à peine le spa touche-t-il à la selle que je comprends que la ballade ne sera pas de tout repos même avec le cuissard bien rembourré.

L’entrée au Parc coûte $8,50 par personne et ce montant ne sert sûrement pas à l’entretien quotidien de la piste. Cette dernière est constituée de poussière de roche ! Peut-être bien adaptée pour les vélos hybrides, de montagnes ou les récents Fat Bike mais sûrement pas pour les pneus de vélos de route, trop étroits ! Au moins, le son que cela fait rappelle étrangement le bruit du bacon qui cuit dans la poêle !

Tiens, des jumelles !!!
Lui, par contre, il est unique !


Une promenade en photo ! En résumé, un superbe endroit, de bons compagnons, des framboises, une orignale et un paquet de bleuets !

Oh ! Une grosse roche brune ????


 

 
Wow, la roche bouge après un ti-cri de Pierrôt !

Face à Péribonka.


De retour, avec un total de 40 km au compteur. La douche est la bienvenue que ce soit au camping ou dans Forest, au choix ! Un autre bon souper dehors mais on se couche un peu plus tôt qu’hier soir ! Sagesse ou fatigue ????

Du 7 au 10 août 2016 : On pédale le Lac St-Jean ! Partie 2 de ?


 

Au matin du 8, le vent nous annonce qu’il ne nous fera pas de cadeau. On rejoint nos amis au Coco-Rico pour un bon déjeuner puis direction la plage où s’effectue le départ du tandem sportif !



Pour ceux qui n’auraient pas encore compris, il n’y a que Ghislain et moi qui pédalons ! Les épouses sont en charge du déplacement des camps de base, du ravitaillement et de l’exploration touristique des alentours.

Un concours de bedaines !


Voyons, comment ça fonctionne déjà ???


Bon, on finit par partir !


Mais où s'en vont-ils ces deux ........ ???




Pierrôt : Comme je le craignais, nous l’avons drette en pleine face dès le départ. Comme dans la chanson, on se dit qu’on l’aura dans le dos en revenant !

 



Il y a une raison pour laquelle nous partons de cet endroit. En 2010, un bris mécanique nous avait empêché de pédaler la portion entre St-Prime et Chambord. C’est donc par cette portion que nous débutons et, cette fois, nous roulons dans le sens horaire du Lac.

Premier break !




Au moins, les nuages ont fichus le camp et le temps est frais. Si ce n’était du vent, ce serait une journée idéale pour rouler. Nous réussissons toutefois à conserver une moyenne de 16 km/h avec une vitesse de croisière de 21-22 km/h sur terrain plat.

Un autre break !





Sylvie : Sylvie et Francine empruntent un petit sentier pas très long sur le bord du Lac.  Les vues sont belles!  Ensuite, on prend les véhicules et on se rend visiter la superbe église de Métabetchouan.  Ils ont de l’argent ici pour l’entretien!  Tout est nickel!

Ho Ho Ho, ils l'auront pas facile !!! T'as vu le vent ???
 

 
Allons leur faire brûler un lampion !


 

Au Lac, ils savent s'orgue à nizer !!


Pierrôt :  Nous atteignons enfin Roberval où le vent semble se calmer un peu, perdus au travers des bâtiments. Nous sommes toutefois en retard de quelques jours pour participer à la célèbre Traversée du Lac St-Jean. Roberval ? C’est le départ ou l’arrivée ???

La rivière de Val Jalbert !
 


Notre seul arrêt s’effectue au Musée Amérindien de Mashteuiatsh où nous attend le ravitaillement. Enfin, où devait nous attendre le ravitaillement car, avec plus d’une heure de retard sur notre horaire, les poupouses ont décidé d’aller visiter le Musée sans nous. Heureusement, les clés nous donnent accès aux véhicules et à la bouffe !



Sylvie :  La visite du Musée Amérindien de Mashteuiatsh est absolument fabuleuse!  Elle se divise en deux.  Il y a un musée intérieur où un petit film nous est présenté et ensuite nous avons  droit à une visite guidée avec une jeune amérindienne très sympathique.  Elle n’a pas la langue de bois et ne se gêne pas pour nous expliquer ce qu’il en est de leur peuple.


Une petite marche dans un jardin extérieur nous a permis de se bourrer dans les framboises!
 

La deuxième partie de la visite se poursuit sur un site extérieur situé le long du Lac St-Jean.  On passe d’une station à une autre où on nous parle de chasse, de pêche, des instruments et outils qu’on fabrique à partir d’os, de ligaments de bête, de bouffe, de vêtements, de perlage, bref, comme toute visite interactive, c’est vraiment intéressant.

C'est l'heure de la banique !
 


On peut facilement compter une demi-journée pour tout faire et tout voir!


Pierrôt :  Nous reprenons la véloroute des Bleuets avec le plein du réservoir d’énergie effectué. C’est ensuite notre arrêt d’il y a six ans que nous recherchons à St-Prime. Après nous être brièvement égarés sur les chemins de chalets, nous finissons par retrouver la Plage et la Marina de St-Prime. Par contre, la cantine n’est pas plus fournie qu’avant, oubliez le café chaud ! Le reste, on en a déjà dans nos sacoches !

 



C’est probablement là qu’on a commencé à éprouver un certain inconfort au niveau du spa ! Vous connaissez ? L’échaudage de l’entre cuisse causée par le frottement avec la selle du vélo ? Le prix à payer pour ne pas s’être entrainé dans les jours précédents ? C’est ça, le rash du spa !


Quoi ? Le spa ? Connaissez pas cette région de votre corps ? Ah bon ! Facile à trouver, c’est entre vos cuisses mais spa la poche pi spa le trou de c……, vous avez trouvé ?



Ben on en est là, à se trémousser sur la selle, à pédaler debout, aucun remède possible, faut continuer et s’endurcir. Au moins, ça nous fait oublier le vent ! Autre avantage, les fréquents arrêts nous obligent à profiter des framboisiers qui longent la véloroute.

 


 


Finalement, nous atteignons St-Félicien qu’il nous faut entièrement traverser pour nous rendre au camping de St-Félicien, juste à côté du Zoo. Les derniers kilomètres se font dans un boisé qui longe la rivière Ashuapmushuan (à vos souhaits) jusqu’aux rapides Chez Arcand, juste au pied de la Chute à Michel.

 






Bon timing cette fois, on entre au camping alors que nos deux accompagnatrices s’enregistrent. Un grand terrain sans services, full autonome. 

 

 

C’est à ce moment que Forest a décidé de nous rappeler à l’ordre côté batteries. Mortes, kaput, veulent plus rien savoir ! Heureusement que Pierrôt a conservé le by-pass bricolé à Terre-Neuve pour un pareil cas, un fusible dans le by-pass et on se sert de la batterie du camion pour sortir le slide-out.


Un rapide examen révèle que l’une des deux batteries est à sec mais alors là, complètement à sec ! Il faudra près d’un gallon d’eau pour recouvrir les cellules, ça ne guérira rien mais ça fait passer le temps et ça préserve l’autre batterie en attendant. Visite prévue au garage dès le retour à la maison. En attendant, les voisins un peu plus loin a droit à une symphonie en génératrice majeure !

 


On soupe à l’extérieur sur la table à pique-nique, tellement agréable et on termine la soirée dans Forest pour fuir l’humidité qui s’invite. On élabore aussi le plan de match pour demain, pas question d’un autre 70 km le vent de face, on a passé l'âge !